imprim'thèse

Simple et Rapide, l'impression de thèse en ligne proposée par COREP

Le panier est videMon panier

Doctorat professionnel, vous connaissez ?

De quoi s’agit-il ? Frais d’inscription très élevés, deux ans d’encadrement seulement, à destination de personnels du privé ou de la haute fonction publique disposant d’expérience, pour la délivrance d’un titre de « docteur professionnel ».

Problème ? Ni doctoral, ni professionnel, il fait peser un grand nombre de menaces en termes d’intégrité, de qualité de la recherche, et de qualification de détenteurs de diplôme.

Le principe est simple : un contrat de deux ans à destination de salariés du secteur privé, permettant la délivrance d’un « doctorat professionnel ».

Loin d’un objectif de qualité, le doctorat n’est pas un master 3, mais un diplôme de formation pour diverses carrières, dont universitaires. Le risque principal consiste à réduire le contenu de ces diplômes, compressés dans un temps court. En deux ans, comment peut-on mener des entretiens, les dépouiller, effectuer du travail d’archive, s’approprier un sujet, intégrer un terrain, maîtriser des logiciels, et produire 600 pages ou plusieurs articles de recherche ?

Il s’agit, a minima, de renoncer à diffuser des savoirs, raison fondamentale de notre rémunération. Le doctorat n’est pas qu’un diplôme tourné vers son détenteur, mais constitue la possibilité d’accroître les connaissances de la société, en travaillant de manière collégiale.

Par ailleurs, ce contrat s’adressant à des individus issus du secteur privé, un temps d’autant plus long leur serait nécessaire, puisqu’il s’agit justement pour eux de prendre du recul par rapport à leur propre situation. Un travail de recherche à la va-vite mené sur son propre milieu est inacceptable, ou, en tout cas, ne peut se parer du terme de « doctorat ». Ce doctorat professionnel s’adresse, pourtant, à des individus qui travaillent à plein temps à côté. Ce diplôme est donc structurellement déficient. Il prétend s’appuyer sur la qualification doctorale, mais l’interdit simultanément de par ses conditions d’exercice.

Le flou autour de ses conditions d’accès redouble les risques d’un diplôme bas de gamme. En plus des conditions d’exercice déficientes, personne ne sait vraiment comment les postulants seront acceptés.

De surcroît, l’intitulé de ce diplôme dévalorise l’ensemble des doctorats. Il s’agit d’une nomenclature qui engendrera la confusion entre des diplômes, on l’a vu, très différents. Les étudiantes et étudiants qui ont fortement investi dans leur poursuite d’études supérieures doctorales, qui terminent souvent de rédiger leur thèse en pointant simultanément au chômage, seront les premières victimes.

Les années passées à produire un travail de recherche de pointe seront gommées par la suspicion généralisée autour des « doctorats », pour les recruteurs qui n’opéreront pas toujours la distinction autour du label. Le doctorat professionnel est l’affaire de tous les doctorants : il les dévalorise.

C’est la qualité du travail de recherche qui est remise en jeu, dès lors qu’il suffirait, pour ceux qui peuvent se le permettre, de débourser des fonds afin d’obtenir un diplôme censé sanctionner la rigueur, le travail, la maîtrise technique, et la maturité d’une réflexion sur un objet précis.

Articles récents

Bon de commande de Faculté Bon de commande de Faculté
Bon de parrainage Bon de parrainage
Pack échantillons Pack échantillons